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lundi 4 juillet 2011

La culture du gratuit

Est-ce que c'est Internet qui a favorisé cet engouement ? D'aucuns le prétendent. La Toile est un formidable et immense lieu d'échanges où "les gens" ont pris l'habitude de trouver des informations en grande quantité, et gratuitement, des services à télécharger, et gratuitement, des logiciels "libres", et donc gratuitement, des musiques, dont certaines gratuitement, des extraits de films, toujours gratuitement, etc..., etc..., etc...

On y est tellement habitué que ça devient parfaitement naturel, et qu'il apparaît même totalement anormal à beaucoup de devoir payer pour télécharger de la musique, n'importe quelle musique, des films entiers, n'importe quel film, des logiciels informatiques, n'importe quel logiciel ! Au mépris du travail fourni par ceux qui ont écrit la musique, qui ont conçu les programmes, ou qui ont créé les films : auteurs, développeurs, compositeurs, arrangeurs, interprètes, scénaristes, réalisateurs, acteurs, éditeurs... Autant de personnes qui ont travaillé dur pour créer ces oeuvres, et qui ne seront pas rémunérées puisque le "consommateur" final refuse de payer.C'est proprement inadmissible, et le téléchargement pirate sur Internet est un acte non seulement illégal, mais immoral. Il s'agit tout bonnement d'un vol...

La loi voudrait combattre ce phénomène, mais comme à l'accoutumée, elle tape "à côté de la plaque". Hadopi, par exemple, est une loi liberticide qui ne résoudra pas le problème, et qui frappe là où il ne faudrait pas : ce n'est pas le père de famille souscripteur de l'accès à Internet qu'il faut frapper, mais bien son rejeton (quel que soit son âge) qui utilise cette connexion pour se rendre coupable de détournement d'oeuvres sur le Net. Et pourtant, non contente de prévoir des sanctions financières (totalement justifiées celles-là), la loi prévoit l'interruption pure et simple de l'accès à Internet, et ce faisant pénalise, non pas le coupable mais quelqu'un d'autre, qui de surcroît a toutes les chances de n'être même pas au courant du délit. C'est tout bonnement le principe de la personnalisation des peines qui est bafoué. Ca ne semble pas défriser outre mesure le législateur. C'est pourtant un déni de droit pur et simple...

Mais mon propos d'aujourd'hui n'est pas là, et je tiens que le mal est beaucoup plus profond encore.

Cette "culture du gratuit" est tellement entrée dans les moeurs que, loin de se limiter à Internet, elle gagne toutes les sphères de la société. Le commun des mortels trouve de plus en plus normal et naturel de bénéficier gratuitement de toutes sortes de services, et même de biens matériels, sans se soucier un instant de savoir qui paie en définitive.

Car en économie, le mot "gratuit" n'a aucune signification. Rien n'est réellement gratuit ! Il ya toujours quelqu'un, en dernier ressort, qui paie la facture...

Il est vrai que les autorités de cet Etat Providence socialiste et O combien laxiste dans lequel nous baignons ne sont pas les dernières à nous habituer à ce petit miracle qui consiste à distribuer à guichet ouvert des largesses soi-disant gracieuses et que nous payons en définitive très cher sans même pour certains, hélas, nous en rendre compte.

Un seul exemple : l'école laïque et obligatoire de Jules Ferry est "gratuite". Vraiment ? Elle absorbe le premier budget ministériel de la Nation.

Et tout notre modèle social "que le monde entier nous envie" (mais qu'aucun autre pays n'applique) est fondé sur le même principe : l'état donne généreusement des avantages, soutient non moins généreusement des initiatives diverses, subventionne à des hauteurs globalement pharaoniques des centaines d'associations, qui perçoivent des dizaines et des dizaines de millions d'euros prélevés sur les impôts de certains citoyens, ceux qui n'ont pas besoin d'elles, afin de distribuer leurs services à d'autres, qui en bénéficient "gratuitement".

C'est la logique de Robin des Bois, qui "volait les riches pour donner aux pauvres". Certains veulent nous faire admettre que c'est de la solidarité, en oubliant trop vite que la solidarité est une idée très belle et très noble qui consiste à aider de manière altruiste et parfaitement volontaire les nécessiteux, ou pour le moins ceux qui ont des moyens plus réduits que soi. Il ne s'agit en aucun cas d'un système mafieux qui consiste à prélever aux uns, et de force, une dîme qui sera ensuite dilapidée au gré du Prince, à destination de ses électeurs potentiels. Car c'est bien ça qui se passe dans nos belles démocraties sociales ! C'est bien l'appât du bulletin de vote qui pousse à arroser le petit peuple, le plus nombreux et donc le gros bataillon des électeurs. Ce n'est pas de la solidarité, c'est du social-clientélisme. Et ça coûte des centaines de millions d'euros. Des centaines de millions que l'état n'a pas, malgré le rapine que constitue la fiscalité débridée qui étouffe notre économie...

Faut-il être optimiste ? Il semblerait que les quelques citoyens un peu plus lucides que la moyenne et qui crient au loup depuis des décennies commencent à se faire entendre. Deux sondages assez récents tendent à le faire penser :

- Fin avril dernier, un sondage Ifop pour l'Observatoire de la fiscalité et des finances publiques faisait ressortir que "Huit Français sur dix veulent l’interdiction constitutionnelle des déficits publics".

- Fin mai dernier, un autre sondage du même Ifop, toujours pour l'Observatoire de la fiscalité et des finances publiques, indiquait que "7 Français sur 10 considèrent que les collectivités territoriales ne font pas les efforts nécessaires à la maîtrise de leurs dépenses et du niveau des impôts locaux".

Les personnes sondées avaient-elles conscience, en répondant dans ce sens aux questions posées, qu'elles condamnaient de facto le social-clientélisme dans je parle plus haut ? Avaient-elles conscience que les déficits publics sont en quasi totalité dus à la générosité coupable d'un état et de collectivités territoriales qui dépensent sans compter des fonds qu'ils n'ont pas, ce qui alimente à flots continus l'augmentation permanente de la fiscalité et celle de la dette publique ? Ont-ils conscience qu'inscrire dans la consitution l'équilibre budgétaire, c'est du même coup tirer un trait sur les largesses dispendieuses dont se rendent coupables les élus de ce pays ?

Un autre sondage encore (Ifop pour l'Observatoire de la fiscalité et des finances publiques là aussi), nous apprenait que "93% des Français sont contre le cumul des mandats" et que "62% estiment que notre pays compte trop d’élus". Ne serait-ce pas, en effet, traiter le mal à sa racine, que de scier la branche sur laquelle le social-clientélisme est assis ? Pour ma part, je suis de plus en plus partisan du mandat unique dans le temps. Un tel système éviterait par principe la tentation pour nos édiles de dépenser à tort et à travers dans le but de se faire réélire, puisqu'ils n'auraient plus le droit de se représenter devant leurs électeurs. J'hésite cependant encore à opter définitivitement pour une telle solution, dans la mesure où la possibilité d'une réélection peut être aussi l'un des moteurs du souci plus que souhaitable de satisfaire l'intérêt des citoyens...

En tout cas, il est maintenant de notoriété publique, même si certains clament leur naïve opposition à cette évidence, que la seule manière crédible et efficace de rétablir l'équilibre budgétaire, tout comme de réduire la dette globale du pays, consiste à couper drastiquement dans les dépenses publiques. Tout le monde sait que l'économie est rendue exsangue par les ponctions fiscales et sociales, et qu'il serait suicidaire autant que ridicule d'envisager une augmentation des prélèvements obligatoires, même si un parti politique, qui se dit pourtant sans sourire l'Alternative dans l'optique des élections de 2012, clame haut et fort son intention d'en rajouter une louche... Et couper dans les dépenses, c'est avant tout couper dans les largesses dites "sociales" que tout le monde paie cher. Et très cher !

Mais tout comme les Grecs, il y a fort à parier que les Français dans leur majorité accepteront très mal de voir l'état et les collectivités locales cesser de leur distribuer des subsides et autres avantages qu'ils croient gratuits (gratuits comme le sont à leurs yeux les MP3 et les clips vidéos qu'ils téléchargent illégalement sur l'Internet) et qui pourtant leur coûtent les yeux de la tête en impôts et en cotisations de toutes sortes.

Il faudrait leur faire lire (ou relire) Frédéric Bastiat. Il y a ce que l'on voit : ce qui est gratuit ou qui nous est distribué gracieusement. Et il y a ce qu'on ne voit pas : la part des prélèvements obligatoires qui en est la conséquence, et qui nous coûte bien plus cher encore...

La culture du gratuit a un prix, bien plus élevé que celui de ce qu'on ne paie pas sur l'instant. De même la culture de l'assistanat a un prix, bien plus élevé que l'effort qu'il est sensé nous éviter...

Sources des sondages :
- http://www.lecri.fr/2011/04/29/huit-francais-sur-dix-veulent-linterdiction-constitutionnelle-des-deficits-publics/23193
- http://www.lecri.fr/2011/05/31/sept-francais-sur-10-veulent-une-maitrise-des-depenses-locales/23608 
- http://www.lecri.fr/2011/07/01/93-des-francais-contre-le-cumul-des-mandats/24065

43 commentaires:

  1. Puisque la plupart des autoroutes sont à péage, rendons donc payant l'usage des routes "nationales" et départementales, puisque, scandale, c'est aujourd'hui gratuit !

    jf.

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  2. Vous ne changerez jamais, mon cher Jacques !
    Votre manière de tourner en dérision ce que je dis, enlève tout crédit à vos propos...

    Je ne vais pas m'abaisser à commenter votre commentaire sur les routes départementales.

    Je vais juste noter qu'une fois de plus, vous n'avez pas abordé le fond du billet.

    Si vous avez envie de faire un commentaire sensé, alors je suis tout disposé à vous répondre.

    A bientôt.

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  3. "Et couper dans les dépenses, c'est avant tout couper dans les largesses dites "sociales" que tout le monde paie cher. Et très cher !"

    Les largesses de Sarkozy n'étaient pas sociales mais il s'agissait de cadeaux aux plus riches. Supprimons les niches fiscales, abolissons les stock options et les retraites chapeaux et on trouvera des millions et des millions d'euros pour combler les déficits.
    Vous critiquez le budget de l'école mais ce gouvernement a tellement réduit les effectifs qu'on trouve maintenant sur le bon coin.fr des offres d'emploi pour assurer les cours dans nos écoles parce que les profs ne sont plus assez nombreux. Honteux.

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  4. Il y en a plus que marre d'entendre toujours les mêmes sempiternels refrains...

    Les "cadeaux aux riches" et l'interdiction des stock options et des "retraites chapeaux" : les fausses solutions liberticides avancées par tous ceux qui ont la vue courte.

    Le bouclier fiscal, par exemple, n'était qu'une mesure de justrice fiscale à laquelle NS n'aurait jamais dû toucher. Se faire confisquer par l'état plus de 50% de ses revenus est digne d'un pays totalitaire et c'est proprement honteux...

    Les niches fiscales, par contre, sont en effet une hérésie et une injustice flagrante. L'impôt devrait être réglé par tous et au même taux. Ce serait ça, la justice fiscale. Mais attention ! L'abattement forfaitaire de 20% sur les salaires sont une niche fiscale. Je ne suis pas sûr que vous pensiez à celle-là...

    Si vous considérez que la France ne pratique pas de "largesses sociales", voyez donc ce qu'en pense CNN. Nous sommes la risée du monde civilisé, avec une réglementation soi-disant sociale et tout simplement débile...

    Les stock options, tout comme les "retraites chapeau" font partie intégrante du salaire de certains dirigeants d'entreprises. Les abolir ne rapporterait strictement rien à l'état, sauf à les confisquer sous forme de nouvelles taxes. Ce serait tout bonnement une spoliation. Il est vrai qu'un état socialiste comme le nôtre n'est pas à ça près...

    Concernant l'Education Nationale, les classes sont bien moins surchargées qu'il y a 40 ans (nous étions 40 dans ma classe de 6ème !). Plus il y a de personnel enseignant et plus les résultats sont désastreux. Nous sommes montrés du doigt pour la mauvaise qualité de notre enseignement. Et il nous coûte une fortune. Le problème n'est pas les moyens mais la méthode. Mais à ça, personne ne veut y toucher. C'est tellement plus facile de défiler pour avoir du fric supplémentaire qui ne sert à rien in fine...

    Alors, je vous en prie, cessez de dire n'importe quoi, et regardez de près ce qui est véritablement honteux. Ce n'est pas forcément ce que vous croyez...

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  5. Si pour vous, l'accroissement continu des inégalités est une bonne chose, je ne peux rien pour vous. Que vous pleuriez sur les dirigeants à qui on piquerait lerus stock options montre bien votre état d'esprit. Je ne dis pas n'importe quoi, je ne dis pas la même chose que vous, vous n'avez pas la science infuse même si vous avez un blog sur Internet. Arreptez de prendre les gens pour des imbéciles car vous allez prendre des retours de baton très vite.
    Nous sommes montrés du doigt pour la mauvaise qualité de notre enseignement, mais vous avez vu ça où ? C'est vous qui racontez n'importe quoi. Lorsque les étudiants français passent des épreuves sélectives dans des écoles en Belgique par exemple (écoles de kiné,écoles de véto, écoles commerciales etc..), ils sont dans les premiers, c'est d'ailleurs pourquoi la Belgique a instauré des quotas. Oui, ce qui est honteux, c'est que des gens comme vous critiquent notre système éducatif qui a ses défauts mais qui obtient de très bons résultats, pour preuve l'exemple que je viens de donner.

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  6. Si vous pleurez sur les "pauvres" hauts dirigeants auxquels je veux retirer leurs stock options, je ne peux rien pour vous. Arrêtez de dire que je raconte n'importe quoi. Ce n'est pas parce que vous avez un blog sur Internet que vous dîtes forcément la vérité. Lorsqu'on tient un blog, on doit respecter ses interlocuteurs et à l'évidence le respect pour autrui, vous ne connaissez pas trop. Au sujet de notre mauvaise qualité d'enseignement, nos diplômés qui vont passer des concours en Belgique pour entrer dan les écoles belges (kiné, véto, écoles de commerce etc... ) et qui se placent en haut du classement de ces concours seraient contents de vous lire. C'est d'ailleurs parce que les jeunes français trustaient toutes les places que les belges ont mis des quotas. Alors les sempiternels refrains critiquant notre enseignement, il y en a marre.

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  7. Vous qui êtes contre la culture du gratuit, merci de nous dire combien vous payez pour héberger votre blog. Il serait inadmissible que vous ne payiez rien pour cet hébergement.

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  8. Cher René, c'est assez cocasse de vous voir écrire ceci:
    "Il y en a plus que marre d'entendre toujours les mêmes sempiternels refrains..."

    alors que vous nous régalez à longueur de billets de votre blog avec vos seules idées "libérales".
    Mais c'est vrai qu'à ce stade, il ne s'agit plus de refrain mais de rengaine.

    Vos arguments sans cesse exposés ici vous amènent automatiquement des contre-arguments, ce que vous ne tolérez guère puisque vous les affublez du doux sobriquet de "sempiternels refrains"....

    jf.

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  9. Tout dépend ce qu'on entend par "inégalités". S'il s'agit de l'égalité de droits entre les individus, alors je suis totalement d'accord avec vous pour dire qu'il faut, et même qu'il est du devoir de l'état, d'y apporter remède.
    Mais quand vous parlez d'augmentation des inégalités, je vous soupçonne fort de penser à autre chose. L'égalité de droits est un principe incontournable en démocratie. L'égalité de fait (les socialistes parlent "d'égalité réelle") est une connerie monstrueuse. Elle est parfaitement impossible à obtenir, et elle n'est absolument pas souhaitable. Il est tout à fait normal que les différences naturelles et comportementales entre les individus conduisent à des inégalités de revenus et de patrimoine, notamment. Le contraire serait une injustice monstrueuse : où serait l'intérêt de faire des efforts si les bénéfices n'en revenaient pas à ceux qui les font ?
    Vous avez le droit de penser le contraire. Je ne serai jamais d'accord avec vous sur ce point.
    Quant à dire que "vous ne pouvez rien pour moi", je ne vous ai rien demandé, et je n'ai pas besoin de vos conseils...
    Je n'ai en effet pas la science infuse, et je ne fais que dire ma façon de penser. Je ne prends pas les autres pour des imbéciles. Je dis simplement que beaucoup se trompent, et/ou se laisse tromper...
    Concernant l'enseignement, il est inutile que nous polémiquions plus longtemps : vous faites manifestement partie des endoctrinés du système, et nous n'avancerons donc pas. Une seule chose : je pratique les élèves de la maternelle au CM2 chaque lundi en période scolaire, pour des cours d'informatique, et je suis, comme ceux qui m'aident dans cette tâche, atterré par le niveau de ces pauvres enfants, notamment en français mais pas seulement ! Et quelques enseignants parmi ceux à qui j'ai affaire dans ce cadre (les moins endoctrinés par leurs syndicats corporatistes) sont d'accord avec moi, et mettent ouvertement en cause les méthodes qui leur sont imposées par leur hiérarchie. Ce n'est pas contre les profs que j'en ai, mais contre un système éducatif et contre une institution devenue ingérable au point même que certaines directives ministérielles sont contestées et inappliquées quand elles vont à l'encontre d'un certain formatage des idées issu d'un corporatisme exacerbé. L'E.N. est un état dans l'état, ingérable fonctionnellement comme économiquement. Mais comme il s'agit d'un énorme bastion du syndicalisme gaucho, on n'est pas prêt de le faire bouger. Un ministre avait dit un jour qu'il fallait "dégraisser le mammouth". Il est trop tard, même pour le dégraisser. Il faut tous simplement l'abattre...

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  10. (suite)
    Pour le reste, oui, je considère qu'il serait tout à fait normal que l'hébergement des blogs et des sites soit systématiquement payant. Il s'agit d'un service qui demande une certaine somme de travail à un certain nombre de personnes, et il est tout à fait anormal que l'utilisateur de ce service ne le paie pas. Cette pseudo-gratuité fait partie de cette "culture du gratuit" que je dénonce dans mon billet, et je trouverais beaucoup plus normal qu'on me fasse payer au lieu d'en faire payer d'autres par d'autres biais.
    Mais connaissez-vous un imbécile qui chercherait à tout prix à payer pour un service qu'on lui rend gratuitement ? Je ne suis pas débile. Il n'empêche que ce système est pervers, et qu'il entretient l'idée que l'on pourrait tout avoir sans en payer le prix, c'est à dire en faisant payer les autres. Cela s'appelle l'assistanat, et il mène collectivement à la ruine.
    Enfin, et pour répondre à Jacques, défendre ses idées et les exposer avec conviction est une chose ; répéter sans cesse des contre-vérités et des attaques ad hominem sans véritable argumentation en est une autre. Je pratique la première et je réprouve sans retenue la seconde. Vous ne me ferez pas cesser de défendre les idées libérales qui sont les miennes. Vous ne me ferez pas admettre que l'on dise n'importe quoi pour donner à penser que l'on a raison. C'est toute la différence. Quant à dire que je ne tolère pas les contre-arguments, c'est tout simplement faux. Cependant, ici, je n'ai encore lu aucun contre-argument de fond...

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  11. A partir du moment où c'est vous qui décrétez qu'il n'y a pas contre-argument, c'est évidemment plus simple...pour vous !
    A partir du moment où c'est vous qui décrétez qu'il s'agit de contre-vérités, c'est évidemment plus simple pour vous.
    Quant aux attaques "ad hominem" je ne crois pas m'y livrer....
    Et personne ne vous conteste le droit d'exposer et de défendre les idées qui sont les vôtres.
    Mais je persiste à penser que vous n'acceptez pas quelles puissent susciter des réactions.

    jf.

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  12. @ àAnonyme 1 :
    Je m'appelle Julie mais je serai aussi comme anonyme ce que je ne souhaitais pas

    l'argument que vous utilisez pour louer l'enseignement français est totalement faux et il me semble qu'il convient d'étudier un sujet avant d'en parler !!
    En effet, nos diplomés Français ne vont pas passer des CONCOURS en Belgique leur permettant d'entrer dans les filières kiné, véto, etc... Ils arrivent en septembre, souvent ayant raté leur concours en France et participent à un TIRAGE AU SORT. Pendant une semaine, ils font la queue par centaines à partir de 4 à 5H du matin devant certaines écoles belges pour y déposer leur dossier. La base est d'avoir le bac (mention ou sans mention) : un n° est remis au déposant et dix jours après, un tirage au sort nomme la soixantaine de bienheureux (sur 400 ou 500) Certains reviennent pendant plusieurs années......
    Les Belges ont eu marre effectivement de payer la scolarité de 90 % de leurs élèves Français qui au bout de 3 ou 4 ans de scolarité repartaient en France pratiquer leur profession après avoir squatté les places des Belges dont l'enseignement est excellent.....

    Bravo l'enseignement français et les enseignants qui se gargarisent sans connaître leur sujet ou pire font de l'intox!!

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  13. Merci, Julie, d'avoir apporté ces précieux éléments au débat.
    Il est bon, quelquefois, de rétablir certaines vérités...

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  14. @ Jacques

    Vous avez au moins une partie de la réponse à vos propos : ce n'est pas moi uniquement qui "décrète" que certains propos sont des contre-vérités !

    En outre, je parlais, surtout, de contre-vérités dans certaines attaques ad-hominem, dont vous n'êtes pas exempt, quoi que vous en disiez. Beaucoup d'opposants, y compris vous-même, utilisent l'anti-sarkozisme en lieu et place d'argumentation. Il est en effet plus facile, par exemple, de dire que le chef de l'état "fait des cadeaux aux riches" plutôt que d'argumenter réellement, et si possible de proposer autre chose, de sensé si possible !

    Pour ce qui est des contre-arguments, je serais curieux de vous entendre m'en citer au moins un que je n'aurais pas vu ?

    Vous voyez, pour ce qui est des réactions que, selon vous, je n'accepterais pas, il m'arrive même de les provoquer...

    A bientôt le plaisir de vous lire.

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  15. @ Anonyme 1,

    C'est justement depuis l'instauration des quotas pour limiter le nombre d'étudiants non résidents qu'un tirage au sort a lieu. Avant cette loi du gouvernement belge, il n'y avait pas de tirage au sort. S'ils ont instauré des quotas et un tirage au sort, c'est bien parce que les étudiants français trustaient les places parce qu'ils avaient un meilleur niveau.
    Vous connaissez le sujet mais je le connais aussi, donc je peux vous assurer que par exemple dans les écoles de vétérinaire, les autorités belges avaient instauré un concours d'entrée. Voici l'extrait d'un article datant de 2006 =>
    "Or, le secteur estime qu'il faut former entre 100 et 120 vétérinaires par an pour répondre aux besoins de la profession en Belgique. Une des réponses envisagées pour y remédier a été le concours d'admission, mais ce système a progressivement évincé les étudiants belges francophones des études de médecine vétérinaire.
    Ces trois dernières années, le pourcentage d'étudiants français ayant réussi ce concours est passé de 66% à 86%. Le risque de pénurie entraîne un risque pour la santé publique, estime Marie-Dominique Simonet. Et c'est le cas aussi dans les autres filières concernées par l'avant-projet de décret. Arguant de l'"intérêt général", la ministre propose de limiter à 30% le nombre d'étudiants "non-résidents" qui s'inscrivent, pour la première fois, dans le premier cycle de certaines études. "

    CQFD. Ce article confirme ce que j'ai dit dans mon commentaire même si le concours n'a pas existé tout le temps et pour toutes les filières. Il montre que les étudiants français ayant échoué aux concours d'entrée très sélectifs dans les écoles françaises ont un niveau plus élevé que leurs homologues belges.

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  16. "Et quelques enseignants parmi ceux à qui j'ai affaire dans ce cadre (les moins endoctrinés par leurs syndicats corporatistes) sont d'accord avec moi, et mettent ouvertement en cause les méthodes qui leur sont imposées par leur hiérarchie."

    Cette phrase est bourrée de contradictions. Vous affirmez que ce sont les enseignants les moins endoctrinés par les syndicats qui mettent ouvertement en cause les méthodes imposées par leur hiérarchie. Si j'interprète correctement ce que vous dîtes, la hiérarchie de l'Education Nationale serait à la botte des syndicats. Ce n'est pas sérieux. Ce sont justement les directives ministérielles pondues par des hauts fonctionnaires ne connaissant rien au terrain qui entraînent les difficultés de l'Education Nationale. Quant au guignol qui voulait dégraisser le mammouth, il était aussi compétent en sciences de l'Education qu'en écologie.

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  17. Julie à Jacques : j'admire la profondeur de votre commentaire !

    à Anonyme :
    Je précise à nouveau : En Belgique, il n'y a pas de CONCOURS pour l'entrée dans les écoles de vétérinaires et de kiné!!!!!!!! seulement un TIRAGE AU SORT pour les étrangers.

    Puisque vous écrivez connaître le sujet, vous faites donc à nouveau de l'intox !

    L'étudiant français seulement muni de son bac et qui veut passer le concours de véto en France, à moins d'être un petit génie N'A PAS EN FRANCE LE NIVEAU POUR LE FAIRE et doit faire au moins 2 années de prépa........avant de l'aborder ! Ignorez vous celà peut-être ?
    On peut déjà se demander qu'elle est encore la valeur du bac !!!!.

    Quant aux étudiants belges, ils arrivent donc avec ce niveau de "fin d'humanité" (le bac n'existe pas en Belgique) dans une école soit de véto, soit de kiné.

    Et comment se fait-il alors, Monsieur le professeur, qu'on estime que ces mêmes élèves terminant leur cursus en Belgique ont un niveau au moins aussi bon (certains étudiants français disent même meilleur ) que ceux qui sortent des écoles françaises et qui ont d'abord "ramé" 2 ou 3 ans dans des prépa. avant de pouvoir (pour les meilleurs, beaucoup restant encore sur le "carreau" !) entrer par concours dans leur école française, et terminent donc leurs études plus agés que les étudiants belges... ?

    Et les cours d'orthographe en première année d'univ., et le niveau catastrophique en matière de langue étrangère de l'étudiant français qui termine son parcours universitaire : avez-vous aussi des pourcentages FIABLES là-dessus ?

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  18. @ Julie
    Pour la clarté des choses : dans la sélection du profil, vous pouvez choisir "Nom/URL", puis saisir votre prénom das la zone "Nom" et rien du tout dans la zone "URL". Ca marche...
    Merci encore pour vos précisions.
    @ anonyme
    Personne ne vous demande "d'analyser", surtout pour en ressortir une interprétation qui vous convienne...
    Ce que j'ai dit, et que je vais expliciter pour vous éviter toute confusion dommageable, c'est que :
    - Les directives ministérielles imposent certaines méthodes d'enseignement dont toutes les personnes de bonne foi (parents et enseignants) savent qu'elles sont désastreuses, de la méthode globale à cette théorie du "gender" que Luc Chatel vient de découvrir et qui va destructurer encore un peu plus les enfants, dès leur plus jeune âge.
    - La conséquence en est des résultats déplorables, ne vous en déplaise. Le niveau ne cesse de baisser, à tel point que la fréquentation des écoles privées, où les méthodes ne sont heureusement pas les mêmes, ne cesse d'augmenter.
    - Mais les syndicats d'enseignants, arc-boutés sur leurs positions collectivistes et sur leur corporatisme viscéral, refusent contre vents et marées d'admette cette évidence et l'échec de leur machine infernale, et préfèrent demander sans cesse pour elle des effectifs pléthoriques, gage de leur puissance, et corolairement de leur pouvoir de nuisance.
    - Quand une directive ministérielle ne plait pas à ces gourous d'un nouveau genre, il arrive même que, tout bonnement, ils donnent à leurs "adeptes" le mot d'ordre de, tout simplement, ne pas l'appliquer...
    - Certains enseignants cependant (les moins proches des syndicats), reconnaissent les erreurs de leur hiérarchie. C'est d'eux dont je parlais par référence à mon expérience personnelle d'approche de ce milieu.

    Concernant Claude Allègre, je ne porte aucun jugement de valeur à son égard, ni en ce qui concerne l'Education Nationale ni en ce qui concerne l'écologie. Je me suis borné à dire, en utilisant sont trait d'humour, que son idée de réduire les effectifs et l'importance budgétaire de l'éducation nationale n'est même plus applicable aujourd'hui, mais que la seule solution consiste en sa suppression pure et simple.
    On ne réforme pas le socialisme, l'histoire de l'ex URSS l'a prouvé. On ne réformera pas non plus une administration tentaculaire qui s'en inspire et qui est devenue un état dans l'Etat. Il faut la remplacer par un système où les parents seront enfin libres de choisir le type d'enseignement et les établissements qu'ils souhaitent pour leurs enfants. Mais évidemment, Jacques va encore dire que "je vous régale à longueur de billets de mon blog avec mes seules idées libérales".
    Je persiste et je signe...

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  19. "Je précise à nouveau : En Belgique, il n'y a pas de CONCOURS pour l'entrée dans les écoles de vétérinaires et de kiné!!!!!!!! seulement un TIRAGE AU SORT pour les étrangers.
    Puisque vous écrivez connaître le sujet, vous faites donc à nouveau de l'intox !"

    A l'évidence, vous n'avez pas lu mon commentaire. Pas grave. Mais, je vous répète que le tirage au sort a été instauré justement pour réduire le nombre d'étudiants étrangers.

    "L'étudiant français seulement muni de son bac et qui veut passer le concours de véto en France, à moins d'être un petit génie N'A PAS EN FRANCE LE NIVEAU POUR LE FAIRE et doit faire au moins 2 années de prépa........avant de l'aborder ! Ignorez vous celà peut-être ?
    On peut déjà se demander qu'elle est encore la valeur du bac !!!!."

    Les prépas ont toujours existé pour les grandes écoles. Il est bien évident que pour le bac scientifique par exemple, lorsqu'on réduit le nombre d'heures de maths enseigné en lycée, le niveau à la sortie du bac baisse et le palier vers la prépa est plus haut.


    "Et comment se fait-il alors, Monsieur le professeur, qu'on estime que ces mêmes élèves terminant leur cursus en Belgique ont un niveau au moins aussi bon (certains étudiants français disent même meilleur ) que ceux qui sortent des écoles françaises et qui ont d'abord "ramé" 2 ou 3 ans dans des prépa. avant de pouvoir (pour les meilleurs, beaucoup restant encore sur le "carreau" !) entrer par concours dans leur école française, et terminent donc leurs études plus agés que les étudiants belges... ?"

    Précision : je ne suis pas professeur. Je pense que vous confondez accès aux études et études elles-même. Je n'ai jamais dit qu'un étudiant belge à la fin de son cursus d'une école de véto avait un niveau inférieur à l'étudiant français.

    "Et les cours d'orthographe en première année d'univ., et le niveau catastrophique en matière de langue étrangère de l'étudiant français qui termine son parcours universitaire : avez-vous aussi des pourcentages FIABLES là-dessus"

    Les étudiants français ont fait de gros progrès en langues étrangères. J'ai eu l'occasion de recevoir des correspondants anglais ou allemands de mes enfants et vraiment mes enfants n'avaient pas à rougir de leur niveau en langue étrangère. Je vous l'accorde, on est encore très en-dessous des pays nordiques sur ce plan.
    Mais, l'auto-flagellation, c'est assez pénible. L'école ne peut pas gérer et régler tous les problèmes de la société.

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  20. "Les directives ministérielles imposent certaines méthodes d'enseignement dont toutes les personnes de bonne foi (parents et enseignants) savent qu'elles sont désastreuses, de la méthode globale à cette théorie du "gender" que Luc Chatel vient de découvrir et qui va destructurer encore un peu plus les enfants, dès leur plus jeune âge."

    tout à fait d'accord avec vous mais les syndicats n'en sont aucunement responsables.

    -"La conséquence en est des résultats déplorables, ne vous en déplaise. Le niveau ne cesse de baisser, à tel point que la fréquentation des écoles privées, où les méthodes ne sont heureusement pas les mêmes, ne cesse d'augmenter."

    Les méthodes sont les mêmes dans les écoles privées. Si certaines écoles privées ont de meilleurs résultats, c'est parce qu'elles n'ont pas une population difficile (ex dans le 9 2 où ce sont les écoles publics qui doivent gérer l'ingérable). Dans la ville où j'habite, les résultats au bac sont meilleurs dans le lycée public que dans le lycée privé.

    "Quand une directive ministérielle ne plait pas à ces gourous d'un nouveau genre, il arrive même que, tout bonnement, ils donnent à leurs "adeptes" le mot d'ordre de, tout simplement, ne pas l'appliquer..."

    Plus haut, vous disiez que les directives ministérielles étaient responsables de la baisse de niveau et maintenant vous critiquez les profs qui ne les appliquent pas. Difficile à comprendre votre raisonnement.


    "On ne réforme pas le socialisme, l'histoire de l'ex URSS l'a prouvé. ""

    Que vient faire l'URSS ici ? Mystère.

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  21. "ex dans le 9 2 où ce sont les écoles publics qui doivent gérer l'ingérable)"

    je voulais dire le 9 3 ... et publiques et non pas publics. Certains français ont encore un niveau correct en orthographe.

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  22. - Je n'ai jamais dit que les syndicats étaient responsables des méthodes édictées par l'EN !
    - Les méthodes sont officiellement les mêmes dans le public et dans le privé, au moins pour les établissements sous contrat. Dans la pratique, et je sais de quoi je parle, le projet pédagogique, dans le privé, prend ouvertement le pas sur le programme officiel.
    - D'accord avec vous pour dire que souvent les populations difficiles se retrouvent surtout dans le public. Ne soyez quand même pas caricatural : ne prétendez pas que les écoles privées n'ont que les meilleurs éléments, et le public les autres. Ça, c'est l'argument bateau des opposants à l'enseignement privé, et c'est une contre-vérité. Tout comme de dire que les établissements privés ne présentent que les meilleurs aux examens. Faux et achi-faux ! La réalité, c'est que la qualité de l'enseignement y est de beaucoup supérieure. Mais ça, vous ne l'admettrez sans doute jamais...
    - Pour le reste, j'abandonne : vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre. Vous raisonnez comme si tout était tout blanc ou tout noir. Le ministère ne fait pas, ni ne dit pas, QUE des conneries ! Mais même quand il dit quelque chose de positif, et si ça a le malheur de déplaire à Leurs Majestés Syndicales, alors pas question ! Voilà tout ce que j'ai dit.

    PS : Oui, certains français ont encore un niveau correct en orthographe. Mais on ne les trouve pas parmi les plus jeunes, et on peut légitimement se demander combien de temps encore on en trouvera...

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  23. "Ne soyez quand même pas caricatural : ne prétendez pas que les écoles privées n'ont que les meilleurs éléments, et le public les autres."

    je n'ai jamais prétendu cela, relisez moi, merci.

    "Tout comme de dire que les établissements privés ne présentent que les meilleurs aux examens. Faux et achi-faux !"

    Je n'ai jamais dit cela.

    "La réalité, c'est que la qualité de l'enseignement y est de beaucoup supérieure. Mais ça, vous ne l'admettrez sans doute jamais..."

    Je ne l'admets pas car c'est faux. Pour preuve, le fils d'un voisin qui est au lycée privé et dont les parents ont demandé à mon épouse (prof de maths au lycée public) de lui faire quelques cours particuliers. Je précise qu'elle a pour principe de ne jamais en donner, elle a assez de boulot avec les cours au lycée, l'encadrement d'un stagiaire, la gestion du parc informatique du lycée (aberration car on n'embauche pas de bac +2 informatique pour faire ce boulot). En tout cas, après ces quelques cours dispensés par mon épouse, les résultats du petit voisin se sont nettement améliorés. Je ne dis pas que le prof de maths du lycée privé est mauvais mais si les voisins ont demandé à mon épouse de lui dispenser des cours, c'est qu'ils connaissaient sa réputation. Affirmer que la qualité de l'enseignement dans le privé est supérieure à celle du public est une affirmation sans aucun fondement et je soupçonnerais une prise de positions idéologique de votre part !

    "vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre. Vous raisonnez comme si tout était tout blanc ou tout noir."

    Je suis comme vous.

    "Le ministère ne fait pas, ni ne dit pas, QUE des conneries !"

    Je n'ai jamais dit cela.

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  24. Quelques questions toutes bêtes =>

    Les syndicats sont-ils responsables de l'application de la méthode globale ?
    Les syndicats sont-ils responsables de la théorie du gender ?
    Les syndicats sont-ils responsables de l'abandon des fondamentaux à l'école primaire (calcul mental, dictée etc...)?
    Les syndicats sont-ils responsables du collège unique ?
    Les syndicats sont-ils responsables du fait qu'il n'y a plus de sélection après le brevet pour mettre en seconde C les meilleurs en maths, en seconde A les meilleurs en français et beaucoup moins bons en maths et seconde AB si mes souvenirs sont bons pour ceux qui voulaient faire par la suite économie, social ?
    Les syndicats sont-ils responsables qu'on se retrouve alors avec des classes de seconde beaucoup trop hétérogènes ?
    Les syndicats sont-ils responsables du fait qu'on a remplacé 1ère C et 1ère D par une 1ère S dont le niveau en matières scientifiques est de de ce fait moins élevé que lorsqu'on avait les tout meilleurs en S et les un peu moins bons en D ?

    Je pourrais aborder aussi la filière professionnelle que je connais moins bien mais on pourrait poser le même genre de questions.
    Ces questions concernent aussi bien le privé que le public.

    Les syndicats sont-ils responsables du fait que dans les collèges et les lycées du 9-3, les enseignants ne peuvent même pas assurer leurs cours à cause de la violence et de l'indiscipline ? Et n'allez pas me dire que c'est parce qu'on met des jeunes sans expérience. Même les profs avec de l'expérience ont jeté l'éponge dans ces ghettos.

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  25. Excellente réponse juste ci-dessus.
    maintenant, Cher René, expiquez nous comment il y a trop d'enseignants alors que maintenant grâce à la fameuse "Révision Générale des Politiques pubvliques", "on" en est réduit à recruter des profs par petites annonces ????

    jf.

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  26. @ Anonyme

    La lecture de votre premier commentaire ci-dessus (le 18 juillet à 21h15) prouve que vous n'avez pas compris ma propre réponse précédente. Pas grave. Mais je ne vais pas passer des heures à vous expliquer en pure perte. Tant pis...

    Votre deuxième commentaire (le même 18 juillet à 21h27) n'est qu'une suite de questions complètement "à côté de la plaque" par rapport, tant à mon billet qu'à mes commentaires. En effet, peu importent les réponses que j'aurais éventuellement à y apporter : le simple fait que vous me les posiez présuppose que j'y aurais répondu par l'affirmative de manière formelle ou indirecte. Il n'en est rien. Là encore, cela prouve à quel point j'ai décidément beaucoup de mal à me faire comprendre de vous. Je n'ai jamais dit que tous les maux de l'éducation nationale seraient le fait des syndicats. J'ai attaqué les syndicats de l'éducation nationale sur d'autres points : leur corporatisme et leur obédience délibérément gauchiste.

    Un seul point sur lequel je vous répondrai : l'impossibilité d'enseigner correctement dans les écoles de Seine Saint Denis (j'ai horreur de cette façon de parler du "9-3". Ca dénote un certain mépris à l'égard de ces banlieues qui méritent autant le respect que les autres : même là, il n'y a pas que des voyous, mais il y a aussi des gens respectables, et qui souffrent de la présence des premiers !). Ce fait-là a pour origine l'absence d'une véritable politique de sécurité, malgré les allégations appuyées au plus haut sommet de l'état. En réalité, les pouvoirs (le judiciaire comme l'exécutif) ont depuis longtemps démissionné de leur charge dans ce domaine, et pour des raisons peu louables s'abaissent à un laxisme coupable qui ne peut mener qu'à la gabegie. Une gabegie dans laquelle ces "quartiers" baignent jusqu'au cou, et qu'il sera bien difficile de résorber sauf à accepter enfin (mais qui en aura le courage ?) de trancher dans le vif et de couper les branches pourries sur lesquelles est assise une "économie souterraine" à laquelle, jusqu'à présent, personne n'ose toucher. Il est, il est vrai, beaucoup plus facile de décréter que la cause de tout ça réside dans les difficultés économiques ! A partir de là, on peut jouer tranquillement les Ponce Pilate en se contentant d'alimenter à coups de millions d'euros une "politique de la ville" qui montre tous les jours son inefficacité...

    Je ne sais pas si c'est la réponse que vous attendiez, mais c'est la mienne...

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  27. @ Jacques

    La lecture de ce que je viens d'écrire vous dira à quel point je trouve que la réponse était "juste".

    Pour le reste, j'avoue bien humblement que je ne connais pas assez les rouages de l'éducation nationale pour savoir si les effectifs sont ou ne sont pas suffisants compte tenu des méthodes appliquées et de l'organisation de cette machine infernale aussi tentaculaire qu'inefficace. La seule chose que je sais, comme tout le monde, c'est que nous avons l'un des taux d'enseignants par élève les plus élevés d'Europe, que ce taux n'a fait qu'augmenter dans les trente dernières années (sauf sur les 36 derniers mois), et que malgré ça la qualité de notre enseignement est loin d'être la meilleure...

    La RGPP telle qu'elle est menée est à mon sens une véritable "poudre aux yeux". D'une part et pour ne parler que des effectifs, si je considère qu'en effet il y a en France pléthore de fonctionnaires, et qu'il faut absolument y remédier si l'on ne veut pas continuer à foncer droit dans le mur des déficits, et par ricochet de difficutés financières "à la grecque", je ne suis pas du tout persuadé que les coupes (par ailleurs totalement insuffisantes) qui sont faites aujourd'hui le soient intelligemment. Et il est peut-être vrai (je dis bien "peut-être" ! Ne m'opposez pas ensuite cet argument qui n'est qu'une supposition gratuite) que les postes supprimés ne soient pas les plus pertinemment choisis.

    En outre, on constate que chaque fois qu'un poste est supprimé dans la fonction publique de l'état, au moins un poste est créé dans la fonction publique territoriale ! Ca fait partie de la manière désastreuse dont sont gérées les finances publiques dans les collectivité locales...

    Eh bien, pour répondre enfin à votre question, je ne suis pas du tout persuadé que nous en soyons véritablement "réduits" à recruter des profs par petites annonces. Ces recrutements, bien que légaux, procèdent vraissemblablement de cet esprit de laxisme budgétaire dont je parlais à l'instant. A l'exception des petites communes, les budgets locaux (communes, communautés de communes, mais surtout conseils généraux et conseils régionaux, sans parler des inutiles "pays" et autres "syndicats intercommunaux" ou "syndicats mixtes") ne cessent d'enfler démesurément, alimentés par des taxes de plus en plus insupportables pour le contribuable, et je suis prêt à parier que les recrutements "sauvages" dont vous me parlez procèdent de cette vision kafkaïenne du rôle des élus locaux.

    Là encore, je ne sais pas si c'est la réponse que vous attendiez ?...

    A bientôt.

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  28. "et je suis prêt à parier que les recrutements "sauvages" dont vous me parlez procèdent de cette vision kafkaïenne du rôle des élus locaux."

    Strictement rien à voir. Les recrutements pas petites annonces sont le fait de l'Education Nationale, soit au niveau des rectorats, soit au niveau des établissements. Je confirme ce que dénonce Jacques, toutes les personnes qui s'intéressent au sujet le savent.

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  29. "j'ai horreur de cette façon de parler du "9-3". Ca dénote un certain mépris à l'égard de ces banlieues qui méritent autant le respect que les autres : même là, il n'y a pas que des voyous, mais il y a aussi des gens respectables, et qui souffrent de la présence des premiers !"

    Je n'ai aucun mépris envers les banlieues. Je fais le constat qu'il est impossible pour les profs d'assurer leur vrai travail de transmission du savoir. Une ancienne stagiaire de mon épouse en a fait l'expérience, heureusement pour elle qu'elle a eu l'opportunité de revenir très vite dans sa province où elle exerce de façon tout à fait satisfaisante son travail de prof. Alors, votre façon d'interpréter sans arrêt mes propos est très désagréable.

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  30. Je ne m'adressais pas à vous en particulier quand je parlais de mépris !

    Ce n'était qu'une parenthèse, et c'est dans le discours ambiant que cette expression de "9-3" est totalement péjorative.

    On pourrait épiloguer longuement sur les causes réelles de la situation de ces banlieues "difficiles" : le "parkage" de certaines populations dans des tours invivables, ou à l'inverse la fuite des populations autochtones à cause de leur présence même diluée. Je ne tranche pas. Il y a sans doute des deux.

    Mais en tous cas, ce n'est pas la faute de ceux qui en sont victimes...

    Et au lieu de les montrer du doigt en se lavant les mains de ce qui s'y passe, au lieu de les mépriser et de laisser faire, il serait grand temps de "faire le ménage". Il ne sert à rien de parler "karcher", si c'est pour ne rien faire ensuite...

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  31. Merci à "Anonyme" qui a répondu avant moi, et comme je l'aurais fait, sur les recrutements d'enseigants par petites annonces.....

    Maintenant, René, vous avec écrit ceci plus haut:

    "J'ai attaqué les syndicats de l'éducation nationale sur d'autres points : leur corporatisme et leur obédience délibérément gauchiste."

    Quelle est donc la définition d'un syndicat d'obédience gauchiste" ?????

    Il me semble que tous les enseignants ne sont pas de gauche et encore moins "gauchistes"....
    Alors comment expliquez-vous qu'il n'existe pas de syndicats "d'obédience droitière" selon votre "classification" ????
    Plutôt étrange, non ????

    Moi j'ai une explication toute simple: les syndicats de l'Education Nationale représentent tous les courants de pensée ( comme par exemple tous les adhérents de la Cgt ne sont pas forcément communistes) et que les enseignants qui ne sont ni de gauche ni gauchistes se trouvent très bien dans leurs syndicats existants. Sinon, ils en auraient créé d'autres.
    Les parents d'élèves l'ont bien fait ! Il existe la FCPE classée à gauche et la PEEP classée à droite.

    Voilà.
    A mon sens donc, dire que les syndicats d'enseignants sont "de gauche" n'est qu'un poncif de plus.
    Les syndicats d'enseignants sont des syndiats, POINT !

    jf.

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  32. Bonjour Jacques,

    1) Concernant la réponse de "Anonyme", j'en ai pris acte. J'avais bien dit que "je ne connais pas assez les rouages de l'éducation nationale pour savoir si les effectifs sont ou ne sont pas suffisants" et que "je ne suis pas du tout persuadé que les coupes [dans les effectifs] (par ailleurs totalement insuffisantes) qui sont faites aujourd'hui le soient intelligemment.". Mais il reste que, comme je l'ai dit aussi, "La seule chose que je sais, comme tout le monde, c'est que nous avons l'un des taux d'enseignants par élève les plus élevés d'Europe" et que "malgré ça la qualité de notre enseignement est loin d'être la meilleure"...

    2) Il fallait bien que vous enfourchiez de nouveau votre cheval de bataille favori, puisque j'ai osé une fois encore attaquer vos chers syndicats !
    On ne va peut-être pas recommencer une discussion stérile sur les obédiences politiques des syndicats de salariés les plus en vue, et notamment la FSU, la CGT ou SUD Education, mais quand même...

    Je sais bien que ça vous gêne beaucoup qu'on vous dise qu'ils sont tous plus ou moins liés au PS, voire à des partis plus à gauche encore. C'est cependant de notoriété publique, et ce que vous appelez "un poncif" n'est qu'une constatation que tout le monde peut faire, que tout le monde fait, et dire le contraire serait de la pure mauvaise foi...

    D'ailleurs, qu'il n'y ait pas de syndicats "d'obédience droitière" dans l'éductation nationale ne fait que perpétrer dans le corps des enseignants ce qui existe dans le reste de la fonction publique. Ce n'est pas, là encore, un jugement de valeur, mais une simple constatation.

    Il est d'ailleurs à noter que les quelques syndicats qui ne sont pas de gauche, même en dehors de la fonction publique, sont beaucoup moins représentatifs, sauf en ce qui concerne les cadres.

    Conclusion : Les syndicats d'enseignants sont des syndicats, POINT !". Ils sont donc de gauche, DEUXIEME POINT !...

    Cela dit, ils en ont parfaitement le droit. Mais ça explique en grande partie leurs prises de position, et mon opposition.

    Enfin, dire que les les enseignants qui ne sont ni de gauche ni gauchistes se trouvent très bien dans leurs syndicats existants" est aussi un poncif.

    Par ailleurs, dire que tous les adhérents de la CGT ne sont pas forcément communistes signifie simplement que les autres n'ont vraiment rien compris ! Les prises de position comme les motivations des actions syndicales de la CGT ne laissent aucun doute sur l'idéologie de cette centrale, et le simple fait de s'inscrire à la CGT ne laisse aucun doute à quiconque de sensé sur les convictions politiques de celui qui le fait. Ce sont donc soit des sympathisants communistes soit des naïfs (pour rester courtois).

    Et de même, adhérer à la FSU si on n'a pas de convictions "de gauche", c'est faire preuve de bien peu de clairvoyance politique...

    Alors, votre explication toute simple ne l'est pas tant que ça...

    A bientôt.

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  33. Puisque vous pensez avoir raison.....
    Vous ne connaissez pas les "rouages" de l'Education Nationale mais vous connaissez mieux que quiconque ses syndicats....

    jf.

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  34. Non, Jacques, je ne connais pas mieux que tout le monde les syndicats de l'éducation nationale !
    Je dis simplement ce que tout le monde sait des syndicats en général. POINT.
    Je sais que j'appuie là où ça fait mal, mais c'est ainsi...
    A bientôt.

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  35. Vous appuyez où et pourquoi cela me ferait-il mal???
    Il me semble connaître un tout petit plus que vous le monde syndical.
    Aussi plus vous croyez appuyer fort, plus je souris !

    jf.

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  36. Souriez, mon cher Jacques. Riez tout votre saoul. C'est très bon pour la santé...

    Mais ça ne change rien à la surface des choses...

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  37. La surface des choses.....
    Eh bien je vous propose tout simplement, si vous en avez le loisir et surtout l'envie, de vous rendre sur le site:
    www.controleur-du-trafic-aerien.com

    Vous y découvrirez peut-être que le syndicalisme n'est pas forcément comme vous l'imaginez.

    Au cas où, je vous souhaite une bonne lecture.

    jf.

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  38. J'y suis allé, et j'ai survolé ce volumineux bréviaire...

    Survolé seulement, je vous l'avoue. Mais que voulez-vous prouver ? Je n'ai jamais dit que le syndicalisme était une promenade de santé pour ceux qui s'en occupent. Je n'ai même jamais dit, ni qu'il ne servait à rien ni qu'il devrait disparaître.

    Ce que je dis, c'est que le syndicalisme tel qu'il existe en France (d'après ce que je sais, c'est un peu moins vrai en Allemagne, par exemple), souffre d'une politisation qui paralyse à la fois sa crédibilité et son efficacité réelle. Les grandes centrales syndicales sont littéralement polluées par leur obédience politique (remarquez le singulier !), et leur rôle naturel de défense des intérêts et des droits de leurs ouailles dans le cadre des relations avec leurs employeurs s'en trouve relayé au second plan.

    Dommage pour tout le monde, car je suis persuadé que des syndicats responsables et représentatifs (comme ils le sont en Europe du Nord d'après ce qu'on entend souvent. Je ne suis pas un spécialiste.) seraient un élément positif pour l'économie.

    On peut toujours rêver...

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  39. Certes, on a pu assimiler la CGT et le PC ou la CFDT et le PS, ceci dans les années 1970.
    Mais les relations entre le PS et la CFDT ont toujours été conflictuelles car les militants Cfdt ne réagissaient pas forcément comme le souhaitait la direction du PS. Ces relations sont même quasi inexistantes maintenant.
    Il est clair également que depuis Krasucki, la CGT s'est largement affranchie du PC, d'autant que celui-ci est largement affaibli. Je vous ferai d'ailleurs remarquer la différence de taille du nombre des adhérents du PC et de la Cgt.

    J'ai cotoyé, travaillé ou bataillé toute ma vie syndicale avec des organisations Cfdt et Cgt. Je crois avoir quelque expérience de la question pour ne pas avoir de position à l'emporte-pièce comme la votre.

    Merci d'avoir été "survoler" mon "bréviaire".
    J'espère que vous aurez l'envie de lire plus en détails.

    Bonne journée.

    jf.

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  40. Jacques a dit : "Vous ne connaissez pas les "rouages" de l'Education Nationale mais vous connaissez mieux que quiconque ses syndicats...."

    René a dit : "Non, Jacques, je ne connais pas mieux que tout le monde les syndicats de l'éducation nationale !"

    J'en conclue que vous ne connaissez rien aux sujets que vous abordez mais vous êtes capable d'écrire des tonnes sur ces sujets. Moi, je dis : chapeau bas l'artiste !

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  41. lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


    Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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